Le financement, un enjeu essentiel pour les PME

Le financement des entreprises est un problème récurrent. Des outils publics sont là pour permettre un accès plus aisé au financement.  En Wallonie, la Socamut, par exemple, vient d’adapter ses produits pour mieux répondre aux besoins des entrepreneurs mais trop peu d’entre eux le savent. Il est essentiel qu’ils soient mieux informés et nous y travaillons.

Nous monitorons régulièrement la question de l’accès au financement pour les PME. Nous relayons ces informations auprès des banques (via la Febelfin – Fédération belge du secteur financier) mais également auprès des responsables politiques (ministres de l’Économie). Selon notre dernière enquête, 13,7 % des PME utilisent des sources de financement public (ex : Sowalfin, Socamut, Invests).

Pour 68,5 % de nos PME, les garanties demandées par les banques sont disproportionnées par rapport au projet proposé.

La Wallonie a un éco-système financier public bien construit autour de la SRIW, la Sowalfin et les Invests (ces derniers donnant au financement une dimension locale). Néanmoins, cet éco-système doit sans cesse s’améliorer pour être au plus près des besoins des entreprises. C’est pourquoi nous avons des  discussions permanentes avec les représentants de ces outils.

La Socamut (filiale de la Sowalfin) vient d’adapter son outil afin qu’il réponde mieux aux besoins des entrepreneurs : soit une augmentation de la garantie à maximum 75 % sur un crédit bancaire de maximum 50.000€  et/ou un prêt subordonné Socamut de maximum 50 % du prêt bancaire (avec un de maximum 25.000 €). Le tout sans dossier complexe à remplir mais par un processus automatique qui lie la banque à la Socamut.

Ces outils de garantie publics sont essentiels afin d’éviter que les entreprises ne doivent mettre en garantie leur patrimoine. Sans connaître ces outils, il est impossible d’y recourir. Or, 49,8 % des entrepreneurs connaissent les garanties de la Sowalfin. Ce n’est pas encore suffisant.

C’est pourquoi, nous avons « bataillé » pour que dans la loi du 21 décembre 2013 relative à diverses dispositions concernant le financement des petites et moyennes entreprises, le code de déontologie « oblige » les banques à informer les entreprises de l’existence de ces outils publics. Nous sommes en train de travailler avec la Febelfin pour trouver les meilleurs moyens d’informer les porteurs de projet. La discussion  n’est pas simple et si vous avez des idées, n’hésitez pas à nous en faire part.

Et à Bruxelles? Ce serait utile de dupliquer le modèle wallon et d’étendre les outils de prêts publics et de garanties.

En effet, le financement est un des enjeux essentiel de la création et de la croissance des entreprises. L’ignorer serait une erreur.

En savoir plus :

 

 

About Clarisse RAMAKERS

Directrice du Service de Lobby et d'Etude. Une passion pour l'entrepreneuriat et la course à pied. "La curiosité n'est pas un vilain défaut mais permet de comprendre le monde qui bouge", telle est ma devise.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *