Chèques repas : Que pour les produits alimentaires !

Chèques repas : Que pour les produits alimentaires ! Ces dernières semaines, une polémique grandit autour des chèques repas. En cause, certaines enseignes acceptent le paiement de produits non alimentaires par chèques repas. Un détournement de la philosophie de cet avantage extra-légal. La fédération des émetteurs, VIA, a réagi et met en garde sur les risques.

Le titre-repas, plus souvent appelé chèque repas, est un avantage extra-légal octroyé par les entreprises à leurs collaborateurs afin de leur offrir  un complément de salaire et une solution adaptée à leur budget alimentaire mensuel. En effet, il est destiné au paiement d’un repas ou à l’achat d’aliments prêts à la consommation.

Un soutien aux commerçants belges

Outre l’avantage extra-légal qui est exonéré de charges sociales et fiscales, l’usage de ces chèques permet de soutenir la consommation intérieure belge. Ils ne peuvent être dépensés qu’en Belgique et uniquement dans les commerces alimentaires et les restaurants.

Un soutien à notre économie non négligeable sachant que, selon VIA, pas moins de 2 millions de travailleurs ont bénéficié de chèques repas en 2018.

Une hausse du pouvoir d’achat et de la consommation qui participe au maintien et la création d’emploi dans le commerce alimentaire et l’Horeca.

Food vs non food

Malgré la destination des chèques repas aux produits alimentaires, certaines chaines de commerce alimentaire acceptent le paiement par chèque repas de produits non alimentaires.  Selon eux, ils ne disposeraient pas du système automatisé permettant de faire la distinction à la caisse du food et du non food.

Cette utilisation détournée des chèques nous éloignent fortement de leur objectif premier et risque de mettre en péril ce système avantageux pour les commerçants et les consommateurs.

Conformez-vous à la législation

VIA a récemment envoyé un appel aux commerçants afin de leur demander de se conformer et de respecter l’usage légal des titres repas exclusivement à l’achat de denrées alimentaires. Il y va de la responsabilité de tous les acteurs qu’ils soient franchiseurs, franchisés ou indépendants.

Mais quels sont les risques? Tout d’abord, des contrôles sont à prévoir par les inspecteurs sociaux du Contrôle des lois sociales (surtout avec le tapage médiatique autour de la problématique). De même, des plaintes peuvent être adressées directement au SPF Economie par tout un chacun. Enfin, les émetteurs peuvent désaffilier le commerçant du réseau des titres-repas qui ne respectent pas la législation.

Alors ne nous tirons pas une balle dans le pied, faisons-en sorte de conserver ce système win-win pour les commerçants et les consommateurs.

 

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