Coronavirus : il faut renforcer les mesures pour les entrepreneurs

Les réactions des autorités à la crise du Coronavirus ont été rapides, fortes et appréciées. Toutefois des améliorations sont souhaitables pour que tous les indépendants et les chefs de PME puissent affronter la crise économique. Aujourd’hui et demain.

Du côté des indépendants, l’accès au droit passerelle (“chômage” pour les indépendants) a été simplifié pour les indépendants qui rencontrent des difficultés et doivent cesser temporairement toute activité. Nous avions demandé cette mesure. Nous l’avons salué lorsqu’elle fut prise.

Il faut la compléter pour les indépendants qui ne cessent pas complètement leur activité.

Nous demandons un droit passerelle accessible aux indépendants qui voient leur chiffre d’affaire chuter de plus de 50 %.

Pour que les entreprises restent viables, il est indispensable que l’argent qui ne rentre plus ne sorte pas non plus. Que faire alors des frais de personnel lorsque les salariés tombent malades ?

La question se pose à un double niveau :

  1. lorsque les salariés sont en chômage temporaire, la mutuelle prend les salariés en charge. C’est en tout cas l’interprétation du banc patronal, suivi en cela par les autorités (… mais pas les syndicats).
  2. Lorsque les salariés malades ne sont pas en chômage temporaire, la question de la charge du salaire garanti sur la liquidité des entreprises se pose avec une importance inédite. Nous sommes au cœur des discussions pour trouver des solutions, ici aussi.

Fiscalité

Les mesures de report sont bonnes, mais insuffisantes. Nous demandons d’une part un crédit d’impôt “one shot” pour permettre aux entrepreneurs de parer au plus pressé.

Nous demandons d’autre part une oreille attentive pour des propositions de plus long terme, post-crise, notamment en matière d’IPP, d’Isoc et de TVA.

Nous demandons également de stopper certaines demandes de paiements. L’exemple d’Unisono (pour la musique dans les entreprises) doit être suivi.

Nous demandons enfin que la solidarité ne soit pas bridée. Les entreprises qui souhaitent faire un don doivent pouvoir le déduire au même titre que des dons aux œuvres caritatives reconnues.

Les aides régionales

Les aides mises en place au niveau régional sont balisées par secteurs. Or les fermetures et le chiffre d’affaires en berne touchent tous les secteurs. Pour nous, UCM, les aides régionales et le droit passerelle doivent être complémentaires. Ceux qui bénéficient de l’un doivent pouvoir bénéficier de l’autre, c’est plus simple et ça permet de n’oublier personne.

Par ailleurs, nous saluons le fait que Bruxelles et la Flandre ont accordé jusqu’à 5 primes par entreprises, selon leur nombre d’unités d’établissement dans la région. En Wallonie, une seule indemnité par numéro d’entreprise est octroyée. Pour nous, la Wallonie doit s’aligner sur ses consœurs sur ce point.

Les baux commerciaux

En l’absence de recettes, le paiement du loyer relatif au bail commercial relève de la gageure. Nous en appelons aux autorités (régionales, en l’espèce) pour qu’elles incitent et soutiennent les propriétaires qui octroient des facilités de paiement à leurs locataires.


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