UCM a porté la voix des PME devant le Parlement fédéral

Ce 9 novembre 2022, UCM a été entendue au Parlement fédéral. Objectif : faire état des conséquences de la crise énergétique et de l’inflation sur les indépendants et les PME. Cette audition tombait à pic. Non seulement en terme d’agenda : les entreprises ont également pu s’exprimer en ce jour de grève nationale ; mais également en terme de contenu, puisqu’UCM vient de sortir son baromètre trimestriel. Un Momentum parfait pour rappeler (encore) que la situation des indépendants et des PME se détériore, et que leurs perspectives sont mauvaises.

Des rappels toujours utiles

Si les premiers signaux de la crise énergétique datent de juin 2021, les premières mesures de soutien aux indépendants et aux PME ont été annoncées en septembre-octobre 2022. Quant au versement des premières aides directes, ils sont attendus (à la fin du) premier trimestre 2023, soit plus d’un an et demi plus tard.

UCM demande de la clarté et de la réactivité… c’est un minimum !

La situation des indépendants et des PME telle qu’elle nous remonte du terrain

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats du baromètre UCM de ce troisième trimestre 2022 ne sont guère réjouissants. Nous avons donc tenus à mettre l’accent sur :

  • Le niveau de confiance des indépendants et des chefs de PME approche le niveau atteint lors du premier confinement ;
  • La chute s’observe depuis un an, mais elle s’est considérablement accentuée en l’espace d’un trimestre ;
  • Quasiment tous les indicateurs sont au rouge : rentabilité, emploi, niveau d’activité, situation économique ;
  • Les indépendants et les chefs de PME s’attendent à une dégradation (une de plus) de la situation d’ici la fin de l’année. 

La détresse et le découragement sont là. L’erreur serait de les sous-estimer. Cette situation pose de vraies questions sur la survie de nos écosystèmes, sur le ralentissement des investissements (en pleine transition économique/énergétique/sociale), sur l’impact sur l’emploi (et l’automation), sur la gestion de la superposition des difficultés (indexation des salaires, pénurie de talents, contraintes d’approvisionnement, resserrement des conditions financières…), sur l’attrait pour l’entrepreneuriat, etc.

Ce qu’on attend aujourd’hui et demain

Avant tout, la mise en œuvre rapide et concrète des aides annoncées. Les régions doivent accélérer le processus pour que les entreprises puissent, le plus rapidement possible, en faire la demande et recevoir les aides auxquelles elles ont droit.

L’année 2023 s’annonce compliquée. N’attendons pas le dernier moment pour réfléchir à des mesures de soutien de crise ET d’accompagnement en matière de transition énergétique. Il faut se questionner sur l’efficacité des premières mesures et mettre de nouvelles propositions sur la table.

Enfin, la complexité de la situation requiert une communication transparente et régulière, adressée à chacun. Il est indispensable de comprendre et d’évaluer les enjeux, les risques et les contraintes.

L'auteur.e de cet article

Caroline Cleppert
Directrice services d'études UCM.

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