Soldes : stop ou encore ?

 

Trop de soldes tuent-elles les soldes ? Si les habitudes des consommateurs évoluent, la législation doit s’adapter. Question de survie pour les commerçants de proximité.

La législation n’a guère évoluée en cette matière au cours des dernières années. Pour faire bref – oui très bref 🙂 -, les soldes, c’est le seul moment où les commerçants peuvent vendre à perte. L’occasion pour eux de vider leurs stocks et de renflouer la trésorerie en vue de la nouvelle saison.

Mais que faire face à la concurrence des grandes enseignes qui alignent des nouveautés en flux continu et des »mid season sales », « black friday » et autres ventes privées ? Que ces « bons plans » soient en ligne ou non ne changent rien.

A force de confondre les centres villes avec des outlets à ciel ouvert, le consommateur, dont le portefeuille n’est pas aussi extensible que les périodes de bonnes affaires,  ne comprend pas pourquoi il paierait encore un article à prix plein.

Alors ? Alors, sur base des avis des commerçants de proximité, nous demandons au gouvernement fédéral de revoir sa réglementation des soldes et des réductions selon quatre axes :

  1. Limitation des annonces de réduction aux seules périodes de soldes avec la possibilité pour chaque commerçant de déroger à cette règle pendant un certain nombre de semaines à déterminer (8 par exemple) ainsi que pendant les liquidations et les braderies.
  2. Evaluation par le gouvernement fédéral du report de la période de soldes d’un mois dans les secteurs textiles (chaussures, vêtements, maroquinerie…) via une analyse de l’impact de cette mesure compte tenu de la concurrence transfrontalière et de la concurrence du e-commerce. De plus, ce report ne peut s’envisager que s’il s’accompagne d’une limitation des réductions.
  3.  Mesures pour clarifier et mieux encadrer les pratiques en termes d’annonces de réduction dans l’intérêt du commerçant comme du consommateur. Cela passe par une publicité et une application lors des contrôles réalisés par l’inspection économique des guidelines réalisées par le Conseil de la consommation quant à la manière d’annoncer les réductions de prix.
  4.  Enfin, concernant la période d’attente, l’UCM n’est pas opposée à la suppression de cette période telle qu’elle existe sous sa forme actuelle. Cette mesure n’atteint plus ses objectifs avec les offres conjointes qui permettent « de facto » d’annoncer des réductions pendant cette période. Elle peut donc être supprimée et remplacée par les dispositions reprises ci-dessus.

 

 

 

 

 

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Conseiller au service d'études

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