Syndicats dans les PME : pas nécessaire!

La concertation sociale existe informellement dans les PME et elle fonctionne. Pas touche aux seuils électoraux pour y imposer les syndicats.

L’UCM participe à l’opération “avenir de la concertation sociale” lancée par les ADP (association de DRH) de Liège et du Hainaut. L’idée est d’aboutir à un livre blanc à destination des responsables politiques pour le mois d’octobre prochain.

Les membres de l’UCM ont été plongés au cœur de cette réflexion : d’une part, via une consultation électronique et d’autre part, via une rencontre entre des employeurs de TPE/PME, le secrétariat social et le service de lobby et d’étude de l’UCM.

Les constats posés par l’étude sont clairs :

  • La majorité des chefs de TPE/PME voit la concertation sociale comme un frein
  • Les négociations en direct sont suffisamment efficaces pour trouver des accords équilibrés, même sur des sujets essentiels
  • Les menaces de grève sont nuisibles au dialogue social
  • Les grèves sont peu fréquentes au sein des TPE/PME
  • Les chefs d’entreprises restent souvent isolés au sujet de la concertation sociale : ils n’en parlent pas entre eux et se font rarement accompagner
  • Les rôles des organes de la concertation sociale sont peu connus, mais ils ont mauvaise réputation

[bctt tweet=”La concertation sociale directe permet des accords équilibrés dans les PME. Non à l’abaissement des seuils électoraux aux élections sociales.” username=””]

Prévoir et se faire accompagner

Que faudrait-il pour que les employeurs trouvent dans la concertation sociale un réel atout? Ou plutôt quel en est l’intérêt pour l’employeur ?

Questions amenant des réponses complexes : l’organisation des élections sociales (unanimement critiquées pour leur complexité) est le signe que l’entreprise grandit. Une forme de rançon du succès, en somme. Et pourtant, certains évoquent leur refus de croître pour ne pas avoir à gérer de représentation syndicale. Ceci étant renforcé par le sentiment que la représentation syndicale pourrait priver l’employeur d’une part de son autorité dans ce qui reste malgré tout, son entreprise (il est seul à assumer le risque).

L’importance d’un dialogue serein entre l’employeur et les travailleurs a été soulignée à de nombreuses reprises. Tout comme l’importance de pouvoir anticiper les demandes des travailleurs et de se faire accompagner dès le début de la négociation.

Et ensuite ?

Les conclusions tirées lors de cette soirée nourriront les développements de l’opération “avenir de la concertation sociale”.

  • Pas d’abaissement des seuils électoraux en matière d’élections sociales
  • Les syndicats doivent se doter de la personnalité juridique et publier des comptes comme n’importe quelle organisation. Elément que nous avions évoqué ici
  • Les activités syndicales pendant et en dehors des grèves (« visites » d’entreprises, distribution de tracts) doivent pouvoir répondre à certains critères.

Ce sont ces messages que l’UCM soutiendra dans les différents niveaux de concertation.

Plus d’informations sur l’opération “avenir de la concertation sociale” ici

 

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