Visite d’entreprise : ARMIN-ROBOTICS sa

De gauche à droite : Pierre-Frédéric Nyst, Thomas Janquart, Charlie Tchinda

Cette fois-ci, nous sommes partis, avec le président UCM, à la rencontre d’une jeune pousse prometteuse dans le secteur de la robotique industrielle.

Pour comprendre comment on vit dans une PME, il faut écouter ceux qui les font exister. C’est pour cela que notre service d’études UCM poursuit ses visites d’entreprise. Cette fois-ci, nous sommes allés à la rencontre de Thomas Janquart (ingénieur commercial de formation).

Au départ, salarié d’une grande entreprise (Carwall), il a choisi de se lancer en reprenant une entreprise (qui ne se relèvera pas de la faillite de Caterpillar) puis a créé ARMIN-ROBOTICS, il y a 6 ans.

Concrétisant une volonté ancienne de devenir indépendant, il a saisi toutes les opportunités et utilisé sa grande connaissance de son secteur pour transformer ses relations en partenaires.

Aujourd’hui l’entreprise ARMIN-ROBOTICS existe dans un seul but: rendre simple l’utilisation de robots industriels. Ainsi, sous la marque Armin, et en partenariat avec une plus grande structure (l’entreprise Desimone) qui produits les robots, ARMIN-ROBOTICS crée et installe des robots chargeurs d’outils pour l’industrie.

Les Leçons du passé

Notre hôte a identifié plusieurs inconvénients dans le fait de travailler avec de grandes équipes de salariés. Absentéisme, motivation à géométrie variable, sans même parler des coûts salariaux et des difficultés à trouver des profils qui conviennent. Tout ceci à fini de convaincre le chef d’entreprise que c’est une petite structure qui serait le véhicule le plus approprié pour concrétiser son projet.

Davantage de flexibilité, moins de salariés

C’est la raison pour laquelle il a voulu travailler avec une équipe réduite (tout seul au commencement), automatiser ses process et qu’il a recours aux services de travailleurs freelances.

C’est également dans cet esprit que ARMIN-ROBOTICS travaille en partenariat avec Desimone au lieu d’intégrer la production. Une flexibilité à l’avantage des deux structures qui peuvent ainsi se concentrer sur leur cœur de métier.

Des idées pour l’avenir

Mais c’est bien le futur que cet entrepreneur (comme beaucoup d’autres !) a dans sa ligne de mire. Son intention de se développer est aussi l’occasion de pointer quelques freins importants qui sont autant d’ordre de mission pour UCM.

Etre aidé, à temps!

Les aides économiques et les aides à l’embauche, c’est bien. Mais quand on ne sait ni quand elles vont arriver, ni leur montant exact, et qu’en plus il faut remplir des tas de formulaires, le dispositif n’est “pas optimal” (doux euphémisme !).

C’est encore plus vrai quand des critères géographiques imposent de choisir telle implantation géographique plutôt qu’une autre pour obtenir du soutien de l’un ou l’autre “invest”. Tout ceci n’a guère de sens pour une entreprise qui est largement tournée vers l’international.

Repenser les aides pour qu’elle soient automatiques et octroyées en temps utiles. Faire de la simplification administrative autre chose qu’une expression vague, rarement concrétisée (on a souvent fait pire que mieux). C’est là qu’UCM a une plus-value à apporter avec une force de frappe qui dépasse celle de chaque PME prise isolément.

Taxer les robots ?

Enfin, interrogé sur l’opportunité de taxer les robots, Thomas Janquart reste partagé. Bien-sûr il faudra financer les services publics d’une manière ou d’une autre. Mais si nos entreprises sont obligées d’augmenter leurs prix pour assumer la taxe, elle perdront systématiquement des marchés et des clients.

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