Le congé de paternité : une réussite !

Un congé de paternité adapté aux indépendants

Aussi pour les indépendants ! On en parle, témoignages à la clef, dans la capsule Le Scan dans le 19h30 de la RTBF. Etre informé, savoir qu’il y a une certaine souplesse et en faire la demande sont les conditions. UCM plaide pour une information en temps réel, plutôt que pour rendre ce congé « obligatoire ».

Le Scan (capsules de fact checking de la RTBF, disponible en 1 click sur Youtube) posait la question : « le congé de paternité et de naissance a été allongé à 20 jours ce 1er janvier 2023. Et cela vaut quel que soit le statut social, salarié ou indépendant. Est-ce une réussite ? »

Côté indépendants, seuls 36% connaissent ce congé

Ce taux de 36% ressort de l’enquête Grand Baromètre UCM. On peut se poser la question de pourquoi les statistiques ne montrent pas que tous les pères et co-parent, absolument tous, prennent leur congé à la naissance de leur enfant.

Un premier frein, c’est le manque d’information, la méconnaissance. Le point, ce n’est pas que l’Autorité (et ici notamment les caisses d’assurances sociales pour indépendants) ne communique pas assez autour de ce congé. Des campagnes régulières sont faites. Mais – on ne peut rien y faire – l’indépendant est focalisé sur son boulot, sur ses affaires, sur ses clients.

Et quand vient la naissance, les parents font le nécessaire pour le congé de la maman, mais oublie le papa ou le co-parent. C’est à ce moment qu’un contact avec un conseiller de la Caisses d’assurances sociales est crucial.

Mais 2 papas indépendants sur 3 le prennent

C’est le plus important. Finalement, de démarches en démarches, 63% des papas indépendants potentiels bénéficiaires ont pris ce congé.

Mais il y a un deuxième frein, c’est une certaine méfiance envers ce type de congé. Pour certains parents, un tel congé, ce sont des démarches lourdes, c’est l’obligation de cesser à 100% ses activités pendant 20 jours sans savoir si c’est vraiment 20 jours d’affilée,… Tout planifier à l’avance, impossible !

Et donc, les conseillers de la Caisse d’assurances sociales UCM s’efforcent d’être clairs :

  • Ce sont 20 jours, mais ils peuvent être répartis sur 40 demi-jours
  • A prendre dans les quatre mois qui suivent la naissance de l’enfant
  • Pas besoin de pointer tout à l’avance
  • L’arrêt doit être complet, mais cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas répondre à un client, ou donner des instructions à vos équipes.
  • Les conseillers de la Caisse sont là pour répondre à vos questions et ajuster l’enregistrement des jours avec votre enfant qui donnent droit à l’indemnité.
  • Pour les 20 jours ou 40 demi-jours, l’indemnité est aujourd’hui de 1.990 euros.

En savoir plus sur ce congé, avec la Caisse UCM, c’est ici.

Et le nombre de jours pris en moyenne est déjà de 19 !

Une fois bien informés, les indépendants se rendent compte que cela vaut la peine, et que ce n’est pas si contraignant. La preuve avec les statistiques qui montrent que le congé est pris en entier ou presque.

Pour UCM, l’analyse est que les pères indépendants et patrons de PME sont certes peu informés, ils ont des difficultés à planifier à l’avance des jours OFF (surtout 20), ils ont des craintes de s’enfermer dans un congé qui les empêchent d’être réactifs en cas d’urgence dans l’entreprise,… Et c’est la même chose pour beaucoup de mères indépendantes. Ne pas prendre son congé n’est évidemment pas synonyme d’absence d’implication.

Et donc au final, on ne peut certainement pas conclure que les indépendants et indépendantes ne seraient pas (aussi) attentifs à bien accueillir l’enfant qui vient de naître.

Quant à rendre le congé de paternité obligatoire ? Pour UCM, plutôt que d’essayer d’identifier les pères qui n’ont pas pris leur congé, et les sanctionner, mettons en œuvre un système d’octroi semi-automatique. Il s’agit – c’est déjà le cas pour les prestations d’aide à la maternité – de faire en sorte que les caisses d’assurances sociales pour indépendants disposent via la BCSS (banque carrefour de données de sécurité sociale) de l’information d’un droit potentiel, qu’un contact soit pris pour ré-informer l’indépendant du congé, de l’indemnité et du caractère souple du dispositif.

C’est comme cela, par la sensibilisation en temps réel, qu’on atteindra les 100% d’utilisation du congé de paternité et de naissance. Pour en faire une réussite à 100% !

L'auteur.e de cet article

Renaud FRANCART
La sécurité sociale des travailleurs indépendants reste un levier important pour développer l'entreprenariat. J'écris ici, avec le Service d'Etudes, pour défendre les intérêts des indépendants en matière de pensions, de droit passerelle, d'assurance maladie-invalidité,... N'hésitez pas à réagir et à commenter.
Renaud FRANCART

Renaud FRANCART

La sécurité sociale des travailleurs indépendants reste un levier important pour développer l'entreprenariat. J'écris ici, avec le Service d'Etudes, pour défendre les intérêts des indépendants en matière de pensions, de droit passerelle, d'assurance maladie-invalidité,... N'hésitez pas à réagir et à commenter.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Share via
Copy link
Powered by Social Snap