90.000 intentions de recrutement en Wallonie en 2026

Première édition wallonne de l’enquête des besoins de main d’œuvre (BMO) : on met enfin des chiffres sur les intentions d’embauche pour 2026 ! Et surtout, on mesure mieux la réalité des TPE/PME, souvent moins visibles dans les canaux classiques. Analyse.

Le saviez-vous ? Pour jauger les métiers en pénurie et les besoins de recrutement, on regardait surtout jusqu’ici les offres d’emploi publiées sur le site du Forem. Or, une entreprise sur deux ne passe pas par là pour recruter : réseau, bouche-à-oreille, candidatures spontanées, plateformes privées… Bref, une partie du marché (pour l’essentiel, des indépendants et PME) échappait aux radars des politiques d’emploi.

C’est précisément pour combler cette zone d’ombre qu’à la demande d’UCM, le Gouvernement wallon a demandé au Forem de lancer une grande enquête annuelle. Objectif : interroger directement les employeurs wallons sur leurs intentions d’embauche pour 2026.

Les premiers résultats

Si l’ensemble des données seront disponibles au mois d’avril, les premiers chiffres commencent à arriver. Ainsi, on peut à présent dire que :

  • Un employeur wallon sur 3 envisage de recruter en 2026.
  • Cela représente environ 90.000 projets de recrutement en Wallonie (il s’agit d’intentions, pas encore d’offres publiées).
  • 50% de ces projets viennent de très petites entreprises (moins de 10 travailleurs). C’est un rappel utile : le marché de l’emploi wallon, ce sont d’abord des PME.
  • Plusieurs secteurs vont recruter des milliers de personnes : construction, commerce, activités administratives, titres-services, horeca, santé, logistique, …

Bonne nouvelle : on parle largement de métiers accessibles via des formations relativement courtes — quelques semaines ou quelques mois dans de nombreux cas.

Pour les chercheurs d’emploi, cela veut dire une chose très simple : il y a des opportunités, à condition d’être au bon endroit et sur le bon métier.

Pour les chercheurs d’emploi, ça veut dire une chose très simple : il y a des opportunités, à condition d’être au bon endroit et sur le bon métier.

Autre résultat phare, les projets annoncés sont surtout des contrats stables :

  • Quelques 49% en CDI,
  • Encore 28% en CDD,
  • L’intérim et les formules très ponctuelles comme les flexijobs ou contrats d’étudiant pèsent peu.

Passer des intentions aux recrutements

Les chiffres ne recrutent pas. L’enjeu, maintenant, c’est de transformer ces projets en jobs concrets : recontacter les employeurs, clarifier les besoins, et proposer des profils qui collent, tout en orientant les chercheurs d’emploi vers les formations utiles.

Cette enquête deviendra récurrente et servira de boussole pour orienter les politiques d’emploi et de formation en Wallonie. UCM demande dès à présent d’élargir la prochaine enquête BMO 2027 aux indépendants sans personnel. Certains envisagent de devenir employeurs, et leurs projets méritent d’être mieux captés et rendus visibles.

📅 Rendez-vous en avril 2026 pour les résultats complets, notamment sur les difficultés de recrutement métier par métier.

Plus d’infos

Wallonie : un tiers des entreprises veulent recruter en 2026

L'auteur.e de cet article

David PISCICELLI
Conseiller au service d'études et spécialisé dans les matières sociales (emploi, formation et droit du travail), je défends les intérêts des entrepreneurs et PME dans ces domaines.
David PISCICELLI

David PISCICELLI

Conseiller au service d'études et spécialisé dans les matières sociales (emploi, formation et droit du travail), je défends les intérêts des entrepreneurs et PME dans ces domaines.

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