Un baromètre à l’image de la vie des entreprises


L’incertitude de l’environnement économique, la situation sanitaire et sécuritaire, la pression fiscale, les charges administratives et l’insuffisance de la demande constituent le top 5 des entraves à la bonne marche des affaires

Le « baromètre » UCM est réalisé chaque trimestre, sur base des réponses d’un panel d’indépendants et de patrons de PME wallonnes et bruxelloises à un questionnaire. Chaque question donne un sous-indice, l’ensemble permettant d’établir un indicateur général de l’état de l’activité des PME en Fédération Wallonie-Bruxelles. Une valeur de l’indice supérieure à 100 est le signe d’une évolution positive de la conjoncture, une valeur en deçà montre une évolution négative de la conjoncture.

Les questions ont été posées entre le 23 juillet au 17 août 2021. Au total, plus de 370 indépendants et chefs d’entreprises ont répondu à l’enquête. Une analyse signée Charlie Tchinda, conseiller au services d’études UCM et coordinateur des études.

Une nette amélioration de l’activité

Au deuxième trimestre 2021, la confiance des chefs de PME s’inscrit à la hausse à 96,3 (+3.7) dans un contexte de déconfinement progressif et de persistante incertitude pour plusieurs secteurs. Elle se rapproche de son niveau de neutralité (100). En comparaison avec la même période de l’année dernière (89,7) elle s’améliore de plus de 6 points.

La moyenne des quatre derniers trimestres s’établit au-delà du niveau d’il y a trois mois. La tendance de fond, à la baisse, s’est retournée depuis le trimestre dernier. La réouverture de la majorité des secteurs commence à se faire ressentir.

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Les résultats du baromètre UCM sont meilleurs que l’an passé, à la même période.

Ainsi, UCM peut confirmer que l’activité s’améliore de manière significative (+7,5 points), très loin de son niveau d’il y a un an (82,6) en plein cœur de la crise. Les chefs d’entreprise estiment que l’activité devrait continuer de progresser au cours du troisième trimestre de l’année. Le sous-indice relatif à leurs anticipations s’établit à 100.

Par rapport à la même période l’an passé, les résultats indiquent une nette amélioration de près de 9 points. Parallèlement, le service d’études UCM observe une évolution positive du sous-indice lié aux bénéfices et à la rentabilité, même si celui-ci reste à un niveau anormalement faible.

En d’autres termes, les chefs de PME anticipent la poursuite de cette amélioration, bien qu’elle ne permette pas de retrouver le niveau enregistré en 2019 (99,7).

Comment se porte l’emploi ?

La composante liée à l’emploi s’améliore légèrement en affichant 94,5 (soit +1,2), le reflet du recul de l’emploi dans les PME, moindre cela dit par rapport au trimestre précédent. Signe encourageant cela dit : les perspectives de l’emploi pour les 3 prochains mois suivent la même tendance et progressent de 1,6 points par rapport à il y a 3 mois pour se stabiliser à 97,3. Les PME maintiendraient un niveau d’emploi assez bas en espérant réintégrer progressivement leurs collaborateurs au cours des 3 prochains mois.

La prolongation des dispositifs de chômage temporaire pour force majeure dans les secteurs encore fermés ou en court de redémarrage permettront de maintenir les compétences à disposition des entreprises, en vue de leur réintégration progressive.

L’appréciation des responsables de PME sur le fonctionnement de l’ensemble de l’économie obtient, comme d’habitude, le plus faible score (90,1), même si elle s’améliore de plus de 6 points en comparaison avec son niveau d’il y a 3 mois (83,6).

Au travers de ces chiffres, il faut y lire l’état d’esprit des chefs de PME, estimant que la situation économique globale reste très en-dessous de la moyenne. Pourtant, la situation de leur entreprise s’améliore à 96,7 contre 93,1 au 1er trimestre 2020.

Nos répondants estiment en général que leurs entreprises se portent bien. Par conséquent, l’indicateur lié à la perception de la situation de leurs entreprises se situe habituellement au-dessus de 100. Depuis la crise de la covid19, il s’est stabilisé à un niveau inférieur et très en-dessous de 100. 

En résumé…..

L’incertitude de l’environnement économique, la situation sanitaire et sécuritaire, la pression fiscale, les charges administratives et l’insuffisance de la demande constituent le top 5 des entraves à la bonne marche des affaires. La durée attendue de l’épidémie, son impact et les mesures exceptionnelles de confinement destinées à l’endiguer restent difficiles à anticiper.

Le dernier comité de concertation a tracé la voie vers une ouverture complète, pour les secteurs encore contraints de rester fermés. Il est primordial de maintenir les dispositifs de soutien aux indépendants et chefs de PME jusqu’à un retour à la normale dans l’ensemble de l’économie.
Ceci permettra de prévenir des faillites en cascade, pour des entreprises dont la trésorerie reste exsangue.

Pour connaître l’ensemble des chiffres de ce rapport, nous vous invitons à suivre ce lien.

L'auteur.e de cet article

Isabelle Morgante
Chargée de Communication chez UCM depuis 2009 et aujourd'hui responsable de la communication politique. Je veille à mettre en lumière le travail et l'expertise des conseillers du service d'études, toujours au service des entreprises wallonnes et bruxelloises.
Isabelle Morgante

Isabelle Morgante

Chargée de Communication chez UCM depuis 2009 et aujourd'hui responsable de la communication politique. Je veille à mettre en lumière le travail et l'expertise des conseillers du service d'études, toujours au service des entreprises wallonnes et bruxelloises.

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