Augmentation du salaire minimum, mais avec compensation pour les PME

Dès le 1er avril, le revenu minimum interprofessionnel sera de 1806,16€. Une “réduction très bas salaire” viendra compenser le surcoût pour les employeurs.

1.806,16€ par mois

C’est l’exécution de l’accord passé entre les organisations patronales et syndicales en juin 2021. Il y est prévu d’augmenter le revenu minimum mensuel moyen. Ce 1er avril, une augmentation de 76,28€ sera octroyée. Ce qui portera le revenu minimum à 1.806,16€ par mois.

Concrètement, ça change quoi ?

Pour la grande majorité des travailleurs, pas grand-chose. De nombreux secteurs (commissions paritaires) ont déjà négocié des barèmes qui contiennent des salaires supérieurs au minimum interprofessionnel.

L’augmentation concernera tout de même environ 100.000 salariés du privé. Principalement dans les ¨PME.

CompensationS

Ce sujet était donc d’une grande importance pour les représentants des PME que nous sommes (avec UNIZO).

Nous avons dû nous battre sur trois fronts pour limiter la casse.

D’abord pour limiter la hausse des salaires et la rendre progressive. Les syndicats exigeaient de passer immédiatement à 2.300€ mensuels (les fameux 14€/h). Impensable pour nous. Nous avons obtenu que la hausse soit limitée à 76,28€ en 2022, et à deux fois 35€ supplémentaires en 2024 et 2026.

Ensuite, nous avons exigé une compensation. Le coût global de l’augmentation est de 15,3 millions d’€. Compenser ce coût est la raison d’être de la “borne très bas salaire”. Il s’agit d’une baisse de cotisations patronales spécifiques aux salaires inférieurs à 1850€ mensuels.

Enfin, il a fallu lutter pour que la compensation soit indexée, tout comme les salaires l’ont été depuis début 2022. Si la charge était indexée, la compensation devait l’être aussi. Certains sur le banc syndical ont eu du mal à saisir ce raisonnement !

RMMMG

La limite minimale interprofessionnelle en termes de salaire se nomme “revenu minimum mensuel moyen garanti”. Ce montant est défini par les partenaires sociaux dans une convention collective de travail intersectorielle.

Il faut comprendre qu’un salarié ne peut annuellement gagner moins de 21.673,92€, soit 12 fois le RMMMG. Ceci comprend tous les éléments de salaires, donc également l’éventuelle prime de fin d’année.

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