Quelle mobilité du futur ?

Comment atteindre la neutralité carbone? L’électrique est-il la solution à tout? Comment stocker les énergies renouvelables? Des éléments de réponses ont été apportés, ce mardi, lors du symposium de la fédération du secteur pétrolier, Brafco. Une fédération membre UCM.

L’Union européenne souhaite atteindre la neutralité carbone pour 2050. Qu’est-ce que cela veut dire? Les émissions gaz à effet de serre émis par l’homme à un endroit sont compensées par la diminution des émissions à un autre endroit. Ce principe est basé sur l’idée de compensation.

La Belgique a en outre décidé de se mettre des objectifs dans son plan national énergie climat pour notamment les secteurs suivants : transport, bâtiment, agriculture.

Nous nous concentrerons aujourd’hui sur la mobilité et les alternatives possibles.

Véhicules électriques, solution partielle

L’alternative électrique est vantée partout mais est-ce réellement LA solution ? Au niveau européen, les véhicules électriques représentent seulement 0,3 % du parc automobile actuel. On estime à 9 % en 2030 pour les autos et 6 % pour les utilitaires légers. Une évolution tout-à-fait relative.

De plus, de nombreuses incertitudes planent et des limites sont posées : l’électrique est-il réellement plus écologique ? Sommes-nous capables de produire suffisamment d’électricité ? La multiplication des bornes électriques est-elle techniquement possible ? Qui des secteurs (aérien et fluvial) ou l’électrification n’est pas possible ? Comment accroître l’autonomie pour assurer les longs trajets ? Comment réduire son coût ?

Suppression véhicule diesel en 2030 et essence en 2035

Le gouvernement bruxellois souhaite supprimer les véhicules diesel et essence respectivement en 2030 et 2035.

Mais quelles seront les alternatives? L’électronique peut apporter une réponse certes, mais insuffisante. D’autres alternatives existent ou sont en cours développement : les carburants synthétiques, les bio-carburants, l’hydrogène. Sans oublier le gaz (CNG pour les véhicules légers et LNG pour les véhicules lourds).

À titre d’exemple, le HVO est un diesel à base d’huiles végétales hydrotraitées déjà utilisé en Allemagne et aux Pays-Bas. Moins polluant avec une diminution de plus de 60 % des émissions de CO2, de plus de 85 % de particules fines et sans émissions de NOx. De plus, il ne faut pas acquérir de voiture spécifique, toutes les voitures diesel peuvent rouler avec le HVO.

Et pour les transports publics ? À Riga, les autorités publiques ont développé un réseau de bus électriques fonctionnant à l’hydrogène. Une inspiration peut être.

Le coût est un frein

Ces options représentent souvent un coût plus élevé pour l’utilisateur et demandent des investissements importants pour les producteurs et fournisseurs. En effet, des stations services à distance régulière doivent offrir ces nouveaux carburants.

En termes de fiscalité, il y a certainement quelque chose à faire afin de rendre ces nouveaux carburants attractifs. Le secteur est demandeur d’une baisse des accises.

Le secteur pétrolier a entamé sa transition énergétique. Comment la réaliser concrètement? Quelle voie va choisir les politiques? Le débat est ouvert.

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