Vivaldi : les mesures sociales à la loupe

Depuis le 1er octobre, nous avons un gouvernement. Dans son accord, les projets qui impactent les entrepreneurs et chefs de PME francophones sont nombreux et ambitieux. À première analyse, c’est mitigé. Débutons par le volet social.

Zéro cotisation sur le premier engagement

Commençons par le positif. Cette mesure, nous l’attendions avec impatience. C’est LA mesure du Tax shift qui comptait pour nous. Elle devait s’éteindre le 31 décembre. Elle sera prolongée. C’est ce que nous demandions dans notre mémorandum.

Le programme du gouvernement prévoit une évaluation de la mesure en 2021, avant une éventuelle réforme. Pourquoi pas, si c’est pour en améliorer l’efficacité.

Flexibilité

Le gouvernement s’est engagé à examiner des moyens pour améliorer la flexibilité du temps de travail. C’est très positif. Et ce n’est pas une mince affaire quand on sait que le cadre actuel date de… 1971!

Gouvernement et partenaires sociaux travailleront ensemble à cette réforme. Tant mieux, car nous avons beaucoup d’idées, et nos membres, beaucoup d’attentes.

Rediscuter des congés

Visiblement, le gouvernement souhaite rediscuter des congés avec les partenaires sociaux. C’est ce que nous demandions : un débat apaisé sur une refonte globale des systèmes de congés. Nous serons évidement attentifs à ce que la spécificité des PME soit respectée.

Pas que du positif

C’est manier l’euphémisme que de dire que ce programme gouvernemental ne contient pas que de bonnes nouvelles.

Côté charges financières, on note une volonté avérée, non d’augmenter l’impôt (!), mais de restreindre l’accès aux formules moins taxées d’avantages salariaux. Pas besoin d’un doctorat pour comprendre!

À surveiller aussi, la volonté de généraliser l’assurance groupe à tous les salariés. Même chose pour l’indemnité vélo. Ou encore la volonté d’imposer un droit individuel à la formation pour tous les salariés.

Côté nouvelles formalités, ce droit à la formation, encore lui, pourrait imposer la création/gestion d’un compte formation pour les entreprises. Par ailleurs, on constate une volonté du gouvernement de mettre éventuellement en place un droit à la déconnexion, qui selon nous, ne résout rien.

Enfin, parmi les mesures difficiles à classer, on voit difficilement comment le gouvernement va augmenter l’indemnisation mutuelle des salariés malades (plus d’un mois) sans augmenter les cotisations ONSS. Quant à l’instauration de “territoires zéro chômeurs” (emplois hyper subsidiés donc), on constate un risque patent de concurrence déloyale pour les vraies entreprises.

Et les voitures de société?

On lit également dans le texte gouvernemental que les voitures de société neuves devront être “vertes” d’ici 2026. On touche ici tant à la mobilité et l’environnement qu’à la question des salaires .C’est une équilibre délicat qu’il convient de manipuler avec précaution . Prudence, donc.

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