Wallonie : nouvel incitant à l’embauche dès juillet

À partir du 1er juillet 2026, la Wallonie lance un nouvel incitant à l’embauche. Bonne nouvelle : le système devient plus attractif et plus simple. Les aides seront plus faciles à activer, mais aussi plus ciblées. Le nouveau dispositif prévoit une prime de 1.000 euros par mois. Pour les entreprises wallonnes de moins de 20 ETP, ce montant monte même à 1.200 euros. Le soutien peut durer de 12 à 36 mois selon le profil engagé.

Plus simple…

C’est sans doute la première avancée à saluer.

Jusqu’ici, les aides à l’embauche (Tremplin 24 mois, SESAM, Impulsion 25, Impulsion 12 mois, Impulsion 55+, …) formaient un paysage plutôt complexe. Avec différentes mécaniques, obligations, formulaires… Le nouveau système met fin à cette logique. L’entreprise dispose désormais d’un mécanisme unique. La demande passe par la plateforme du Forem. Elle peut aussi être introduite par un tiers mandaté, comme votre secrétariat social. Ensuite, tout se fait automatiquement via des flux des administrations.

Autre changement important : l’aide est versée sous forme de prime directe, sur votre compte. Pour un employeur, c’est plus clair et plus simple. Il n’y aura plus de versement via la CAPAC ou les syndicats.

… et plus fort !

Le nouveau dispositif améliore aussi le soutien financier. Fortement : on estime que les montants sont globalement doublés (!) par rapport aux incitants actuels. Et ils seront indexés dans le temps.

Une entreprise pourra ainsi bénéficier de 1.000 euros par mois lorsqu’elle embauche un demandeur d’emploi qui rentre dans les conditions. Différents critères feront varier la durée du soutien financier entre 12 et 36 mois (durée d’inscription au Forem, âge, absence de diplôme, …). Ce montant passe à 1.200 euros pour les structures de moins de 20 ETP. Dans un contexte où le coût du travail reste élevé, ce soutien est loin d’être négligeable.

A noter également : l’ouverture du mécanisme à tous les secteurs (dont celui du commerce) est aussi un point positif. Cela renforce la lisibilité du système et évite de multiplier les exceptions.

Une réforme positive

Sur le fond, cette réforme va donc dans le bon sens. Particulièrement dans un contexte budgétaire où chaque dispositif d’aide est scruté au moindre euro. Le Gouvernement wallon choisit de soutenir les PME qui embauchent.

Les entreprises demandent depuis longtemps des aides plus simples, plus lisibles et plus rapides à mobiliser. Le nouvel incitant répond à cette attente. Il donne un cadre plus clair et plus cohérent. Quand une entreprise hésite à recruter, la simplicité et la sécurité du dispositif compte parfois presque autant que son montant.

Un point d’attention pour les employeurs

Il faut toutefois garder un élément à l’esprit. Le nouveau système est aussi – beaucoup – plus ciblé. Cela permet de concentrer davantage le soutien public. Mais cela réduit aussi le nombre d’emplois soutenus. En particulier du côté des réductions de charges sociales pour les travailleurs seniors. UCM a toutefois négocié un phasing out jusqu’en 2030 pour que l’impact soit lissé dans le temps.

L’automatisation du dispositif nous amène également à suivre… les délais de paiement. Nous serons attentifs à ce que le timing prévu (un versement tous les 3 mois), soit tenu.

Le nouvel incitant à l’embauche apporte une vraie simplification. C’est une bonne nouvelle pour les PME wallonnes. Le mécanisme est plus clair, plus direct et plus facile à activer. Le niveau de soutien reste intéressant, surtout pour les plus petites structures.

Le point d’attention, c’est donc moins la logique du dispositif que son ciblage. La réforme améliore l’outil, mais elle réduit aussi le nombre d’emplois soutenus. C’est sur cet équilibre qu’il faudra être attentif pour UCM. Les aides en cours (Impulsion, SESAM) continueront bien entendu pendant une période transitoire de plusieurs années.

L'auteur.e de cet article

David PISCICELLI
Conseiller au service d'études et spécialisé dans les matières sociales (emploi, formation et droit du travail), je défends les intérêts des entrepreneurs et PME dans ces domaines.
David PISCICELLI

David PISCICELLI

Conseiller au service d'études et spécialisé dans les matières sociales (emploi, formation et droit du travail), je défends les intérêts des entrepreneurs et PME dans ces domaines.

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