
Le Weekend du client a dix ans. Pour son anniversaire, ces 3 et 4 octobre, il s’est offert un soleil radieux, du monde et la chaleur du lien qu’il crée entre les commerçants et leurs clients. Organisé par UCM, UNIZO et Comeos, en partenariat avec Worldline et Bancontact, c’est un week-end où les commerçants, avec la complicité des communes, des ADL, mettent les clients des commerces locaux à l’honneur. Dans nos villes et villages, des animations, des ballons, des petits cadeaux… Tout ce qu’il faut pour faire la fête et l’occasion pour UCM de mettre le projecteur sur un secteur qui le mérite et qui en a bien besoin : le commerce indépendant. Les défis auxquels ils font face n’ont jamais été aussi grands. Retour sur une édition riche en lumière, en sourires et en enseignements.
12 000 mercis !
Ce weekend, ce sont donc plus de 12 000 commerçants qui ont participé, aux côtés des pouvoirs locaux au Weekend du client. C’était dans les villes phares de Ciney, Schaerbeek et Roulers mais aussi dans toutes les villes et villages du pays. À Ciney, la place Monseu était en fête : musique, jeux, roue de la fortune, chèques commerce à remporter. Ailleurs, tombolas, goodies, animations de rue. Partout, la même idée : dire merci aux clients, mais aussi aux commerces, qui apportent tellement plus que ce qu’ils vendent. Une évidence : les commerces créent de la valeur, bien plus qu’on ne le pense.
Au-delà du soleil, une belle édition
Worldline a constaté ce samedi une hausse de 6 % de transactions par rapport à un week-end habituel, le dimanche 7 %. Par rapport à l’édition 2025, la hausse atteint 11 %. Fait notable, cette édition à mobilisé les trois ministres régionaux de l’économie, Pierre-Yves Joholet était à Ciney, Laurent Hublet à Schaerbeek et Matthias Diependaele à Roulers. Confirmant par là leur soutien à l’événement mais aussi, leur volonté de mieux comprendre les enjeux actuels auquel sont confrontés les commerçants.
Le commerce en 2026 : enjeux et défis
Le commerce a toujours été au cœur des évolutions de société. C’est encore plus vrai en 2026. Digitalisation et intelligence artificielle, concurrence des plateformes, loyers, taxes, charge administrative, emploi, contraintes climatiques… Le commerce de 2026 n’est plus celui de 2025 et ne sera déjà plus le même en 2027. Plus que jamais, le commerce physique doit mettre en avant sa valeur, ce qui le rend unique et donc attractif. UCM est plus que jamais convaincue que cette valeur se trouve dans le lien qu’il crée et surtout dans les services qu’il rend, qui vont bien au-delà des articles qu’il vend.
La servicisation du commerce, c’est le conseil qu’il donne, les ateliers qu’il propose, l’expérience qu’il développe et tant d’autres choses qu’on ne trouve pas sur les plateformes d’e-commerce.

La réforme des ADL au cœur des discussions
Ce samedi, c’était également l’occasion d’évoquer la réforme des ADL et des ADCV, annoncée par le le ministre de l’Économie Pierre-Yves Joholet. La réforme annonce un regroupement des moyens des ADL et des ADCV au sein d’une nouvelle structure : les ASBL Commerce Wallonie. Elle vise la dépolitisation des structures et se donne comme objectif de recentrer les missions sur le commerce (dans un sens large, vu qu’elle vise également les professionnels libéraux qui reçoivent leurs clients). Un seuil de 10.000 habitants est fixé pour qu’une commune (ou un groupement de communes) soit éligible au dispositif.
Le financement et la gouvernance sont également revus. La commune doit apporter une contribution de 30%, le privé doit, lui, apporter 10%. La gouvernance des ASBL Commerce Wallonie sera paritaire (public / privé) et la coordination des structures sera assurée par la direction des implantations commerciales. La réforme entrera en vigueur en 2030.
UCM suit cette réforme de près et en soutien les principes de fond. Éviter le chevauchement de missions entre les structures, veiller à une plus grande implication des acteurs locaux au sein des structures devraient leur permettre d’avoir un meilleur impact sur le commerce local.
Nous restons bien évidemment attentifs. Beaucoup de questions se posent encore :
- Quelles seront les modalités de financement (quid de la valorisation d’éventuels apports en nature par la commune) ?
- Comment s’assurer de ne pas perdre l’expertise accumulée par les structures actuelles ?
- Comment lever suffisamment de financement privé ?
- Comment assurer une bonne coordination avec d’autres structures de soutien (ex : tourisme, emploi)
- etc…
UCM est convaincu de l’importance de ces structures, uniques en Europe, pour le dynamisme commercial local. Nous travaillons au quotidien avec les ADL et les ADCV en ce sens. Nous poursuivrons évidemment la collaboration avec les nouvelles structures pour, de toutes nos forces, soutenir le commerce indépendant.
