Un plan wallon pour remédier aux métiers en pénurie

Défendre et représenter les entrepreneurs, c'est le job de UCM MouvementLe gouvernement wallon lance trois mesures pour lutter contre les pénuries de main d’œuvre dans certains secteurs. Objectif: booster la formation des demandeurs d’emploi.

Plusieurs milliers de postes vacants recensés au Forem et qui ne trouvent pas preneur. Voilà de quoi préoccuper tout ministre de l’Emploi, surtout lorsque 220.000 Wallons sont à la recherche d’un job.

Au-delà d’une guerre de chiffres, un constat s’impose à tous : en matière d’adéquation entre offre et demande de travail, la Belgique peut faire mieux. Elle a le taux de d’emplois vacants le plus haut de la zone Euro (3,6%  pour une moyenne de 1,9 %). Plusieurs éléments peuvent expliquer ce paradoxe, dont l’inadéquation entre les compétences recherchées par les entreprises, et ce que peuvent proposer la plupart des personnes en recherche d’emploi (1).

C’est là que le gouvernement wallon veut frapper. Il met trois mesures sur la table pour booster la formation des demandeurs d’emploi vers les métiers en demande de bras :

  1. 350 € pour le demandeur d’emploi qui se forme dans un métier en pénurie. Il s’agit d’un incitant financier. Il sera cumulable avec les allocations de chômage et les dispenses de disponibilité. Les formations concernées seront à suivre auprès du Forem ou de l’Ifapme. En fin de formation, un accompagnement spécifique est prévu.
  2. Opération « coup de poing » : des formations collectives gratuites au Forem. Une ou plusieurs entreprises pourront s’adresser au Forem afin de monter une formation sur-mesure et gratuite dans un métier en pénurie. Pour au moins huit travailleurs, présélectionnés. Le deal sera d’engager au moins 80 % des personnes formées en fin de parcours.
  3. PFI 2.0 : une réforme à suivre de près par les entrepreneurs. L’objectif annoncé est de simplifier le PFI et de le rendre plus flexible pour le rendre plus attractif. Le principe de base ne devrait pas changer : après une période de formation en entreprise, cette dernière doit embaucher le stagiaire sous contrat de travail pour une durée au moins équivalente.

C’est évidemment la réforme du PFI qui est attendue au tournant dans les petites entreprises. 10 % des entrepreneurs qui utilisent le PFI sont d’ailleurs des indépendants qui engagent leur premier salarié !Défendre et représenter les entrepreneurs, c'est le job de UCM Mouvement

L’UCM suivra donc de près cette réforme, et restera attentive aux modalités administratives concrètes et à la sauvegarde de l’attractivité du dispositif pour les PME wallonnes.

(1) Voir notre article « Métiers en pénurie : l’heure est aux solutions »

Engager, combien ça coûte ?

About David PISCICELLI

Conseiller au service d'études et spécialisé dans les matières sociales (emploi, formation et droit du travail), je défends les intérêts des entrepreneurs et PME dans ces domaines.

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