Pour une augmentation raisonnable du salaire minimum

Pour une augmentation raisonnable du salaire minimumAugmenter le salaire minimum est une demande récurrente des syndicats. Et il y a un accord. Mais la vraie solution est ailleurs. On vous explique tout.

Dans l’accord interprofessionnel, un point concerne le salaire minimum. Patrons et syndicats se sont entendus pour augmenter le montant du salaire minimum (9,67 € bruts de l’heure actuellement) de 1,1 % dès juillet 2019.  De plus, un groupe de travail doit examiner comment augmenter encore le salaire minimum, sans augmenter les coûts des employeurs ou en les compensant.

On a fait le calcul

Une augmentation de 1,1 % du salaire minimum amènera le brut horaire de 9,67 à 9,78 €. Le brut mensuel passera de 1.593,8  à 1.611,32 €. Et le coût salarial de 2.773,79 à 2.806,81 €. Le coût salarial évoluera, comme toujours, beaucoup plus que le salaire net (+ 0, 5 %).

Ceci est apparu acceptable au banc des employeurs. Pour autant, bien sûr, que cette augmentation soit incluse dans la fameuse marge salariale. C’est-à-dire dans le cadre de l’évolution globale des salaires fixé lui aussi à 1,1 % maximum.

Seule certitude :  la demande du banc syndical et de certains partis politique de faire passer le salaire minimum horaire à 14 € bruts de l’heure est totalement inacceptable.

Au moment de faire chiffrer leurs propositions principales par le Bureau du Plan, aucun parti n’a osé demander d’estimation de cette mesure… Pas évident de demander aux entreprises de trouver 18.805 € (on a fait ce calcul-là aussi :-)) par travailleur par an !

Un enjeu sectoriel

C’est au niveau des secteurs que l’augmentation sera ressentie avec le plus de contraste. En effet, de nombreux secteurs ont conclu leurs propres barèmes et n’appliquent pas le salaire minimum interprofessionnel. Une augmentation de ce dernier n’aura en principe aucun impact sur les coûts salariaux de ces secteurs.

Dans d’autres secteurs, comme l’Horeca ou le commerce de détail, de nombreux travailleurs sont rémunérés conformément au salaire minimum interprofessionnel. Dans ces secteurs, l’impact d’une augmentation de ce minimum interprofessionnel sera important.

Il ne suffit pas d’augmenter les salaires pour augmenter le pouvoir d’achat

On le voit, l’augmentation du minimum interprofessionnel, se traduit surtout par une augmentation des coûts salariaux. L’augmentation en termes de pouvoir d’achat est moins importante. Même si UCM a accepté une augmentation mesurée du revenu minimum interprofessionnel, il est clair pour nous qu’il ne suffit pas d’augmenter les salaires pour augmenter le pouvoir d’achat. C’est tout le calcul qui est à revoir. Notre mémorandum est clair sur ce point.

Par ailleurs au niveau sectoriel, les secteurs parmi les plus impactés par l’augmentation du revenu minimum interprofessionnel comptent de nombreuses PME. Ceci n’a pas échappé à UCM et nous ferons tout pour limiter l’augmentation à un niveau abordable pour les chefs de PME francophones.

 

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