Dès 2027, le Forem prendra en charge plus vite les chercheurs d’emploi et suivra de plus près leurs démarches. Les secteurs seront aussi mieux associés.
En bref
- Dès son inscription, chaque chercheur d’emploi reçoit un plan d’actions. Un contact a lieu chaque mois et un premier résultat est attendu dans les 4 mois.
- Le Forem suit de plus près les absences aux convocations et la disponibilité des chercheurs d’emploi.
- Les secteurs sont mieux associés, grâce à l’enquête annuelle sur les besoins de main d’œuvre et aux comités stratégiques sectoriels.
- UCM salue la réforme, mais elle reste attentive aux retours demandés aux employeurs.
Un parcours qui démarre dès l’inscription
Le nouveau « parcours vers l’emploi » devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2027. Avec la réforme du chômage, le Forem accompagnera davantage de personnes, y compris celles qui basculent vers le CPAS. Les bénéficiaires du revenu d’intégration doivent en effet s’inscrire au Forem, et le CPAS peut lui confier leur parcours vers l’emploi.
Concrètement, chaque chercheur d’emploi reçoit, dès son inscription, un plan d’actions et un dossier unique partagé entre les acteurs qui l’accompagnent. Le type d’accompagnement dépend de son niveau d’employabilité. Il est surtout numérique pour les plus autonomes, tandis que les autres sont suivis par un conseiller. Un contact a lieu chaque mois et un premier résultat est attendu dans les quatre mois. Chaque action doit déboucher sur du concret, qu’il s’agisse d’une progression dans le parcours, d’une formation ou d’un retour à l’emploi. La formation n’est plus automatique. Elle est proposée lorsqu’elle rapproche réellement de l’emploi.
Des obligations suivies de plus près
L’accompagnement va de pair avec des devoirs. Les absences aux convocations sont davantage suivies et le contrôle de la disponibilité, y compris passive, s’applique plus systématiquement. Bref, les sanctions prévues sont plus effectivement appliquées. C’est la contrepartie d’un accompagnement plus intensif.

Des secteurs mieux associés
Côté entreprises, la réforme s’appuie davantage sur leurs besoins. La liste des métiers en pénurie repose désormais sur l’enquête Besoins de main-d’œuvre (BMO) menée auprès des employeurs, complétée par la consultation des secteurs. Elle compte 144 métiers en 2026. La deuxième édition de l’enquête est en cours jusque fin novembre.
Les comités stratégiques sectoriels (CoStra), créés par décret en mars 2026, se mettent aussi en place. Employeurs, syndicats et opérateurs y ajusteront, secteur par secteur, l’offre de formation et d’emploi aux réalités du terrain. Enfin, les employeurs seront davantage sollicités. Le Forem leur demandera des retours d’information sur les candidatures qu’il leur adresse.
UCM salue, mais reste attentive
UCM salue le travail de modernisation engagé par le Forem. Avec la réforme du chômage, il était inévitable. Il faut maintenant envoyer beaucoup plus de chercheurs d’emploi en formation, en priorité vers les métiers en pénurie. Il faut aussi s’appuyer sur une gouvernance ancrée dans les secteurs. Et surtout, UCM sera attentive aux retours demandés aux employeurs. Elle veillera à la charge qu’ils représentent pour nos PME, comme à l’usage qui en sera fait.
