Sommet social bruxellois : 2021, année de soutien

Ce 24 février, le rendez-vous annuel du gouvernement bruxellois et des partenaires sociaux a eu lieu. Ce sommet social se déroulait dans un contexte particulier de crise économique et de remise en cause de la concertation sociale.

  À l’agenda de ce sommet :

  • actualisation de la stratégie Go4Brussels 2030;
  • définition des priorités annuelles;
  • discussion sur les projets bruxellois du plan national pour la reprise et la résilience.

De la stabilité pour la concertation sociale

Le regret des partenaires sociaux ? Le manque de concertation depuis le début de la crise. La concertation varie en fonction des dossiers et des ministres. Barbara Trachte, secrétaire d’État à la transition économique, a mis en place la Task Force économie. Elle a permis l’amélioration partielle de la concertation sociale ces derniers mois. Mais, il reste des progrès à faire.

Un appel entendu par le ministre-président, Rudi Vervoort « Il est temps de retrouver des mécanismes de concertation stables pour, ensemble, transformer aussi efficacement que possible nos outils de gouvernance publique au service d’une relance durable pour toutes les Bruxelloises et tous les Bruxellois. Ainsi, les interlocuteurs sociaux seront à la manœuvre pour la mise en œuvre de certaines mesures de relance. Les élaborer avec eux est une condition nécessaire à leur réussite. »

 

2021, année de soutien

UCM a profité de l’occasion pour rappeler que la crise n’est pas finie. Nous sommes toujours en plein dedans. Il n’est pas encore l’heure de la véritable relance. Cette année, des mesures de soutien seront nécessaires.

Quid des indépendants et PME qui luttent pour leur survie ? Le chemin sera long ! Il faut continuer les aides fédérales (chômage pour force majeure et droit passerelle) et régionales. Elles sont complémentaires. Il ne faut pas arrêter trop vite les mesures de soutien.

Certains secteurs (Horeca, tourisme, événementiel) sont à l’arrêt ou (toujours) fermés. Ils seront impactés encore longtemps. Il est urgent de leur donner des perspectives notamment en termes de timing, de conditions de réouverture et d’aides à moyen et long terme.

Nous soutenons la modulation des aides en fonction de la taille de l’entreprise et de la perte de chiffre d’affaires. Pourquoi ? Afin de prendre en compte la situation réelle de l’entreprise et aider ceux qui en ont le plus besoin.

LA condition de réussite des aides : ne pas imposer de nouvelles charges sur les entreprises. Toutes les autres mesures prises (en termes de mobilité par exemple) par le gouvernement ne doivent donc pas affaiblir ce soutien avec de nouvelles charges.

De belles avancées en matière de financement

Point positif de la crise ? Elle a permis d’accélérer la mise en place d’outils de financement que nous réclamions : Prêt Proxi ou de trésorerie. Des moyens supplémentaires ont été donnés à finance.brussels pour assumer ces tâches.

Deux points restent cependant prioritaires selon UCM :

  • instaurer un dialogue avec les banques pour assurer une complémentarité avec les outils régionaux et réduire les difficultés d’accès au financement pour les entrepreneurs ;
  • mettre enfin en place les garanties automatiques. La Région bruxelloise est la seule à ne pas disposer de cet outil. Les garanties fédérales étant peu utilisées, les garanties régionales doivent prendre le relais.

183 recommandations

La commission spéciale Covid du Parlement bruxellois a récemment approuvé 183 recommandations sur la gestion de la crise sanitaire, économique et sociale. Nous nous retrouvons dans la plupart de celles du volet économique. Les parlementaires ont entendu les messages des indépendants et PME que nous avons formulé lors de notre audition par la commission spéciale. Ces recommandations constituent dès lors une base de travail utile pour le gouvernement pour l’année à venir.

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